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15 décembre 2009
Les vampires à l'écran

Dracula au cinéma



 
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Le personnage de Dracula a fait l’objet de plusieurs adaptations cinématographiques tout le long du XXè siècle. « Dracula » de Ted Browning (1931) est la première et la plus importante car il va donner au vampire un visage « humain ». Le vampire est une figure double : extérieurement, il affiche un air assez séducteur, charmeur, élégant, troublant. Rien à voir avec le physique plus qu'ingrat de Nosferatu. Mais, intérieurement, il est un monstre froid, sans émotion, avide de sang. Une machine à tuer qui ne fait preuve d'aucun sentiment.  Ce film sera un véritable succès, et imposera les nouveaux codes du vampirisme au cinéma. C'est grâce à ce Dracula que le vampire va pouvoir s'imposer comme un être tentateur et séduisant, mais toujours aussi mortel... D'ailleurs, en 1934, les lois sur la censure au USA se renforcent, réduisant ainsi au silence les gémissements des pauvres victimes du Comte. Le vampire, un être scandaleux ?

Le Cauchemar de Dracula, de Terence Fisher (1958) va dévoiler le nouveau visage de Dracula, sans doute son plus connu. Ce film est le premier d'une importante série de long-métrages sur le Comte Dracula, de plus ou moins bonne qualité... mais en couleur ! Christopher Lee impose, par son physique et sa prestance, le vampire comme un séducteur né, auquel il est difficile de résister, renforçant la dimension érotique de cette créature. C'est aussi Christopher Lee qui va immortaliser l'image des célèbres canines pointues du vampire. Mais il va lui apporter encore plus que cela... Ce Dracula est un personnage romantique, dans le sens où il est nostalgique de son humanité perdue. Et c'est là un pas immense pour le vampire ! De monstre sanguinaire et sans pitié, il devient en partie une victime, capable d'émotions comme la souffrance, et qui a un secret désir d'être aimé. Cette nouvelle vision du vampire va influencer la grande majorité des œuvres sur ces créatures…

Il faudra attendre 1992 pour que le célèbre vampire sorte de son tombeau et revienne nous hanter sous les traits de Gary Oldman. Et cela grâce à la détermination d'un des plus grands réalisateurs de tous les temps, Francis Ford Coppola, qui décide d'adapter directement le roman Dracula de Bram Stoker au cinéma. Le résultat est tout simplement époustouflant. Coppola réalise un film incroyable, une histoire d'amour éperdue et folle, d'une tristesse et d'une beauté à en couper le souffle... Porté par des moments de cinéma intenses, ce film est une œuvre magistrale, complexe, étonnante, baroque, sensuelle, passionnée et passionnante. Dans les années 90, le côté charnel du vampire a tout loisir de s'exprimer, et Coppola réussit à créer des scènes d'un érotisme troublant mais aussi effrayantes, qui mettent parfaitement en valeur la personnalité double des vampires. Toutefois, certains passages sont tout simplement l'illustration d'un amour fou et inimaginable. D'ailleurs, l'accroche du film est claire : « l'amour est éternel »...

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